Portrait de la danseuse Santina Olivieri dite la Reggiana en Lèda – Antoine Pesne (1683-1757)
Description:
« Expertise étudiée, réalisée et signée par le Docteur Arabella Cifani »
Ci-dessous :
Le tableau représente l'une des divas les plus célèbres et célébrées du XVIIIe siècle européen : Santina Olivieri, dite la Reggiana, élégamment vêtue et avec une généreuse décolleture. Un cygne amoureux, guirlandé de fleurs, s'approche d'elle d'un air insinuant. Le tableau fait allusion au mythe de Lèda et du Cygne, qui raconte comment Zeus, se transformant en cygne, séduisit Lèda, épouse de Tyndare, roi de Sparte, sur les rives du fleuve Eurotas. De cette union naquirent, après que Lèda eut pondu des œufs, les jumeaux divins Pollux et Hélène (dont la beauté déclencha la guerre de Troie), ainsi que les jumeaux mortels Castor et Clytemnestre, fils de Tyndare, nés d'une nuit ultérieure où Lèda coucha avec son mari. Le mythe, qui explore les thèmes de l'amour divin, de la séduction, de la transformation et de la naissance de figures centrales de la mythologie grecque, est devenu un sujet classique dans l'art de la Renaissance et au-delà, et a fasciné de nombreux artistes, dont Léonard de Vinci.
Dans ce cas, c'est une très célèbre danseuse italienne qui joue le rôle de la belle Lèda, très active en Allemagne où elle est devenue une véritable diva acclamée : Santina Olivieri, dite la Reggiana. Nous savons relativement peu de choses sur cette danseuse.
Née à Reggio Emilia (d'où son surnom), elle épousa à tout juste vingt-deux ans Pierantonio Gratarol (1738-1785), qui fut ambassadeur de la Sérénissime à la cour de Naples, et qui divorça rapidement d'elle après avoir dilapidé toute sa dot. Gratarol était un aventurier à la vie désordonnée : un fait qui le conduisit plus tard à être banni et condamné à mort à Venise.
En 1744, elle est documentée comme première danseuse pour la saison au théâtre Obizzi de Padoue, mais elle fut active dans de nombreux théâtres italiens. Entre 1747 et 1748, elle est à Naples au théâtre San Carlo où elle est engagée pour au moins 4 ballets sous la direction de Gaetano Grossatesta : chorégraphe-impresario au Real Teatro San Carlo. Benedetto Croce raconte que « En novembre 1751, il fut ordonné à la danseuse Santa Olivieri, dite la Reggiana, de quitter Naples puisqu'elle n'était pas occupée. Syncope, etc. Mais voici une supplique du « Gav. Comte Giorgio Azzo Migli Orucci di Petrella Nientzlawski, noble Patrici du Royaume de Pologne, et libre Baron du Palatinat de Cracovie » . Il voulait venir s'installer à Naples avec son fils Antonio, qui avait épousé la Reggiana à Rome. Cette personne aux nombreux noms ne reçut pas l'autorisation » (Théâtres f. 9). On ne sait rien d'autre de cet épisode de la vie de l'Olivieri, ce qui est certain, c'est qu'au début de 1752 la femme était à Vienne et plus tard à Berlin où son succès fut tel qu'il fut ordonné à Antoine Pesne de réaliser un de ses portraits qui ornait la chambre à coucher de Frédéric II à Potsdam. La danseuse italienne fut engagée par le théâtre de la cour de Berlin du 8 avril 1752 au 12 mai 1753 et dansa pour la première fois devant le roi à Potsdam le 20 août 1752. Très admirée, elle fut le sujet d'une série de portraits en rôle. Antoine Pesne a représenté la Reggiana en Lèda et en Cléopâtre. La danseuse rentra ensuite en Italie et mourut à Trévise le 13 novembre 1786.
Époque : XVIIIe siècle;
Provenance : France;
Mesures : Cadre compris : Hauteur 130 cm ; Largeur 110 cm ; Sans cadre : Hauteur 96 cm ; Largeur 77 cm ;
Conditions : Excellent état ;
Document : Certificat d'authenticité et Expertise par le Docteur « Arabella Cifani » ;
Assistance : Nous sommes à votre disposition pour toute information complémentaire, clarification et images ;
Expédition : Disponible dans toute l'Italie, l'Europe et le reste du monde. Prix raisonnables, sécurité maximale et traçabilité complète. (À convenir en privé).
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