Certificat d'authenticité.
Frantz Charlet (1862-1928)
"Intérieur avec billard"
huile sur toile (cm 46 x 38)
(cm 73 x 65 avec cadre doré XIXe siècle)
Signé en bas à gauche : Frantz Charlet
Au dos, une trace d'une ancienne étiquette d'exposition.
Frantz Charlet (1862-1928)
Peintre et aquarelliste impressionniste de portraits, de paysages et de scènes de genre, né à Bruxelles en 1862 et mort à Paris en 1928.
Charlet fut l'élève de J.Portaels à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, puis, après son arrivée à Paris, suivit l'enseignement de Jules Lefebvre, Carolus Duran et Jean Léon Gérome qui lui transmit son amour de l'Orient en l'incitant à visiter l'Afrique.
En 1883, il entreprit ainsi un long voyage au Maroc où il rejoignit son ami Théodore Van Rysselberghe. Fasciné par la chaleur et la lumière du lieu, il se consacra à la peinture de sujets orientalistes.
A son retour en France, en septembre de la même année, il organisa une exposition au « Palais des Beaux-Arts » de Bruxelles où il présenta dix tableaux orientalistes qui furent loués par la critique et très appréciés du public.
Après un autre séjour de deux ans au Maroc, Charlet visita les Pays-Bas où il découvrit la typique « atmosphère brumeuse » du Nord qu'il décrivit avec beaucoup de sensibilité, surtout dans ses marines.
En 1890, l'artiste retourna à Bruxelles où il peignit essentiellement des paysages et des marines locales. Il fut l'un des premiers peintres belges à expérimenter dans ses œuvres des tonalités plus claires et une touche libre, pleine de vitalité, se rapprochant ainsi de l'impressionnisme français.
En 1884, avec Ensor et Rysselberghe, il fonda le groupe : "Les XX", un mouvement artistique d'avant-garde qui promouvait l'art moderne à travers des rencontres et des expositions auxquelles étaient également invités d'importants artistes étrangers.
Parmi les invités de la première exposition de 1884 où Charlet a exposé trois tableaux (« Départ pour le marché », « Portrait de Mlle d'H », « L'enterrement qui passe ») figuraient Auguste Rodin, John Singer Sargent et James McNeill Whistler.
En 1887, Georges Seurat, Berthe Morisot et Camille Pissarro ont été invités, entre autres. À l'automne 1888, Henri de Toulouse-Lautrec, qui n'avait jamais participé à une grande exposition auparavant, ainsi que Henry van de Velde et Georges Lemmen (1865-1916), rejoignirent le groupe. En 1890, six tableaux de Vincent van Gogh furent exposés.
Le groupe était formé de vingt artistes à la recherche continue d'une forme d'art nouvelle, fière et libre. La voix du groupe était la revue « L'art moderne ».
Le mérite du cercle « Les XX » est d'avoir reconnu précocement l'importance de nombreux artistes destinés à devenir célèbres et de leur avoir offert une plateforme de visibilité.
L'échange stimulé par la « Société des Vingt » a contribué à faire de Bruxelles, durant ces années, un important centre de l'art moderne.
À la VIe Exposition des XX de 1889, Charlet exposa « Portrait »
À Paris, où la célèbre Galerie Georges Petit organisa deux expositions individuelles (1906 et 1908), Charlet se révéla un virtuose chroniqueur de la vie mondaine avec une attention particulière aux courses de chevaux.
Considéré comme l'un des peintres les plus importants de la Nouvelle École Belge, Charlet participa à de nombreuses expositions :
L'artiste participa aux « Salons Triennaux » de Gand, Anvers et Bruxelles, considérés comme une vitrine très importante au niveau international.
Ces expositions d'art contemporain étaient l'objet d'un vif intérêt de la part du public et souvent le théâtre de discussions esthétiques animées.
Il fit ses débuts au Salon de Gand en 1877, à seulement 15 ans, en exposant une nature morte, puis il présenta :
en 1883 : 140 : « Les faucheurs, Ardennes »
141 : « L'enterrement qui passe » où il obtint une médaille d'or.
en 1892 : 130 : « Dimanche »
131 : « Bebé »
en 1899 : 90 : « Le pêcheur »
À l'« Exposition Universelle et Internationale » de Gand en 1913, il exposa
« Le Bourgmestre et sa famille »
Au « Salon d'Anvers » de 1891, il exposa :
« Jeune mère arabe berçant son enfant » et « Ciseleur arabe »
À l'« Exposition Générale des Beaux-Arts » de Bruxelles, il exposa :
en 1881 : « Fugitifs Gaulois » ;
en 1887 : « Soleil couchant » ;
en 1893 : « Jeunes Arabes » ;
en 1897 : « Noces d'or » et « Portrait » (Exposition Internationale de Bruxelles) ;
en 1900 : « Le marché aux fromages à Alkmar Hollande » ;
en 1903 : « La famille » ;
en 1914 : « Au poteau », « Au pesage », « À la pelouse »
L'artiste participa à l'exposition de la « Libre Esthétique » de 1908, « Salon Jubilaire », exposant aux côtés de Renoir, Monet, Degas, Bonnard, Claus, Signac,...
Pendant une exposition collective du « Cercle Artistique et Littéraire de Bruxelles » (fin de l'année 1904-1905), il exposa plusieurs œuvres sous le titre « Souvenirs du Littoral ».
Au niveau international, Charlet exposa à
Paris : « Salon des Artistes Français » de 1881 à 1896, obtenant une Mention Honorable en 1884 et une médaille de troisième classe en 1885 avec « Les fileuses : Maroc » et aux expositions
de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1897 à 1914.
(cf. liste en annexe)
Exposition individuelle à la prestigieuse Galerie Georges Giroux en 1925.
Ostende : Salon de 1894 avec « Cabaret flamand »
Berlin : Ausstellung Belgischer Kunst de 1908 avec « L'horloge d'or » (27)
Venise : VIIIe Exposition Internationale d'Art de la ville de Venise de 1909 avec « Rayon de soleil » et « Le berceau »
Membre fondateur du « Cercle des Beaux-Arts d'Ostende » en 1894 et du mouvement « L'Essor »
Membre de la Société Nationale des Beaux-Arts depuis 1903.
En 1906, avec Khnopff et Stacquet, il fonda « La Société Internationale de la Peinture à l'eau ».
Description :
Le tableau décrit ici représente un intérieur d'une élégance extraordinaire, où chaque élément contribue à construire une atmosphère d'intimité bourgeoise sophistiquée.
Dans la pièce au premier plan, les « boiseries » aux motifs floraux, le précieux tapis et le mobilier doré, en particulier une « console » finement sculptée et deux petites chaises aux lignes sinueuses sont traitées avec des tonalités pastel à travers une touche de pinceau à petits points qui crée des vibrations lumineuses savantes.
Tandis que dans la salle au-delà de la porte entrebâillée, l'attention de l'observateur est captivée par la présence suggestive d'un billard.
Son plateau vert vif constitue un point focal chromatique, équilibré par la lampe suspendue. Le contraste entre la luminosité diffuse du premier environnement et l'éclairage plus recueilli de la salle de billard génère une profondeur spatiale et une articulation perspective raffinée.
Œuvres dans les musées suivants :
Paris : Musée d'Orsay : « La vieille armoire », Cabinet des Estampes.
Bruxelles : Musée Royal des Beaux-Arts de Belgique : « La femme du pêcheur » (aquarelle), « Terrasse au Jardin des Tuileries »
Musée d'Ixelles : « La plage d'Ostende »
Gand : Musée des Beaux-Arts : « Place Rogier à Bruxelles », « Case dorate nel borgo di Bruges »
Anvers : Musée Royal des Beaux-Arts : « Veuf »
Art Institute of Chicago
Géorgie : Oglethorpe University Museum : « Bambini che giocano » .
Bibliographie :
Serge Goyens de Heusch
"L'impressionnisme et le fauvisme en Belgique"
Fonds Mercator Albin Michel (pp. 59,69,75-90,93-97,102-106,166, 190,191,217.)
E.Bénézit
« Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs »
Ed.Grund vol.2 ( p.674 )
Paul Piron
« PIRON : Dictionnaire des Artistes Plasticiens de Belgique des 19e et 20e siècles »
Ed. Art in Belgium (p.209)
Andrée Dessert -Corvol
« ARTO : Dictionnaire Biographique Arts Plastiques en Belgique »
(p.172-173)
État de conservation : Excellent