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Exclusive

Giovanni Muzzioli (Modena 1854-1894), "La danse des épées"

Codice: 442909
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Epoque : Deuxième moitié du XIXème siècle
Catégorie  : Scène animée
Exposant
Phidias Antiques
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Giovanni Muzzioli (Modena 1854-1894), "La danse des épées"  Traduit
Description:
Giovanni Muzzioli (Modène, 10 février 1854 – Modène, 5 août 1894) « La danse des épées », seconde moitié du XIXe siècle. Huile sur toile, 75x 125 cm. Signée à droite "G. Muzzioli Florence 1878" Giovanni Muzzioli, peintre de Modène, s'est formé à l'Académie des Beaux-Arts de Modène et a complété sa formation à Rome et à Florence. À Rome, où il se trouvait à partir de 1873, il s'est documenté sur l'antiquité classique et est entré en contact avec la peinture "de genre" antiquisante, inspirée de la peinture pariétale ramenée à la lumière par les fouilles de Pompéi et des zones limitrophes. De plus, en 1878, il a eu l'opportunité d'approfondir le sujet et a visité l'Exposition de Paris, où il a vu les œuvres de Lawrence Alma-Tadema, artiste néerlandais qui est devenu le principal représentant d'un genre qui a eu beaucoup de succès dans la seconde moitié du XIXe siècle : la peinture néo-pompéienne. Ce courant privilégiait la représentation de sujets du monde classique et de scènes d'ambiance antique. "La danse des épées", ou "Cubistetèira", entre dans le genre des peintures néo-pompéiennes. Le cadre s'inspire de l'antiquité gréco-romaine : la scène se déroule sur une terrasse d'où l'on voit le reste de la ville. Au centre se tient une scène de danse : la danseuse, appelée cubistetèira, est occupée à danser entre les épées enfoncées dans le sol, tandis qu'une autre jeune fille devant elle joue d'une flûte double. Sur la droite, des spectateurs observent le jeu. Tous les personnages sont représentés en costumes antiques, de style romain. Sur la gauche, à côté de la jeune fille qui joue de la flûte, se trouve une fontaine entourée de végétation. Dans cette œuvre, Muzzioli propose un moment de vie quotidienne : il regarde le monde antique mais pas des personnages illustres, mais plutôt des figures communes du peuple. On cherche une vision plus vraie de la réalité représentée et des sujets représentés, si bien que le paysage représenté peut suggérer l'inspiration de lieux réels et aussi les figures renvoient à l'observation par Muzzioli de personnes communes de son époque. Outre ce tableau précis, il existe une autre version conservée à Modène dans la collection de la Raccolta d'Arte della Provincia (catalogue de l'exposition Il vero, la mostra e la finzione, Modène 2009-2010, p.57, tav.12). Dans cette dernière, on maintient les mêmes personnages et la même scène de danse, mais à la place de la fontaine sur la gauche est représentée une colonne recouverte d'une plante grimpante. BIBLIOGRAPHIE : catalogue de l'exposition Giovanni Muzzioli. Il vero, la storia e la finzione, G. Martinelli Braglia, P. Nicholls, L. Rivi (a cura di), Turin, 2009  Traduit