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Exclusive

Marine, 1846

Codice: 411224
2.600
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Auteur: Auguste Pernot
Epoque : Première moitié du XIXème siècle
Catégorie  : Peinture Marine
Exposant
Ars Antiqua SRL
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Via Pisacane, 55, Milano (MI (Milano)), Italia
+39 02 29529057
http://www.arsantiquasrl.com
Marine, 1846  Traduit
Description:
Auguste Pernot, actif au XIXe siècle Marine, 1846 Huile sur toile, 53 x 69 cm Une nouvelle conception du paysage prend forme entre le XVIIIe et le XIXe siècle : la nature fait irruption dans l'art et se révèle dans toute sa majestueuse énergie. Outre des vues de campagne, des panoramas montagneux et des fonds exotiques, au XIXe siècle, la mer devient l'un des sujets privilégiés des peintres romantiques. Pendant des siècles, la mer avait été confinée aux fonds décoratifs et était représentée de manière plutôt invraisemblable, mais les artistes romantiques voient dans la mer l'emblème de la liberté absolue et de la solitude ; capable de déchaîner des sentiments forts et contrastés, elle étonne par son immensité et la violence avec laquelle elle se manifeste. Ici aussi, nous remarquons comment le paysage marin devient le protagoniste au détriment des figures humaines, à peine perceptibles à bord des navires qui sillonnent les eaux. Les voiliers de différentes tailles se dressent le long d'une étendue lumineuse qui passe de l'azur au doré, sous un soleil qui commence lentement à se coucher sur la droite. Les couleurs changeantes se répètent dans le ciel clair, dans les nuages à peine esquissés, sur les rochers et sur les embarcations ; la nature et l'homme cohabitent pacifiquement dans cette œuvre, se partageant le scénario sans se prévaloir l'un de l'autre. Les jeux lumineux donnent vie à une large palette de couleurs, comme par exemple sur la surface de la roche rougeâtre au centre du tableau, un véritable point de partage tant au niveau littéral qu'au niveau de la répartition spatiale. Le thème de la mer pouvait être changeant comme l'est dans la réalité l'élément lui-même : le mouvement perpétuel, le changement continu de formes et de couleurs, la variabilité des conditions atmosphériques, du serein au tempétueux, en font un sujet idéal pour la sensibilité et la liberté des peintres romantiques. Les exemples de peintures du XIXe siècle dans lesquelles la mer devient le protagoniste sont nombreux, mais parmi les plus célèbres que l'on peut citer, on trouve la Mer de glace de Caspar David Friedrich, Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault, Le Vaillant Téméraire de William Turner et la vue des falaises du Havre de Camille Corot, peut-être la plus proche de notre œuvre comme sujet, mais distante du point de vue du rendu pictural. De ce point de vue, les précédents doivent être recherchés dans la peinture paysagiste française de quelques années auparavant : Jean-Louis de Marne (1752-24 mars 1829) et François Alexandre Pernot (1793-1865), qui partage le même nom de famille qu'Auguste, sont deux des artistes français chez qui l'on retrouve des stylèmes plus proches de ceux de notre Marine.  Traduit